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  • Togo- Fin de la légalisation des attestations du BAC II : un nouvel obstacle pour les élèves et les parents

    Togo- Fin de la légalisation des attestations du BAC II : un nouvel obstacle pour les élèves et les parents

    La décision prise en janvier devant simplifier et sécuriser le système éducatif togolais a fait l’objet de critiques croissantes. La suppression de la légalisation des attestations de réussite et des relevés de notes du BAC II impose désormais aux lauréats de se tourner vers l’Office du Baccalauréat pour obtenir un duplicata officiel, à 1 000 FCFA par document. Ce coût supplémentaire et le risque d’engorgement dans les demandes centralisées font craindre une détérioration de la crédibilité du système éducatif togolais.

    Source : Lalternative.info

  • Rassemblement du CNCC confirmé dimanche à Vogan

    Rassemblement du CNCC confirmé dimanche à Vogan

    Après plusieurs jours d’hésitation, le meeting du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) aura bien lieu ce dimanche 26 juillet à 14h sur la Place des Fêtes de Vogan. Les leaders de ce regroupement de partis politiques et organisations civiles invitent tous leurs militants et sympathisants à se rendre en masse.

  • Togo : Les opposants réussissent leur mobilisation contre la nouvelle Constitution

    Togo : Les opposants réussissent leur mobilisation contre la nouvelle Constitution

    Dimanche 26 juillet, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Vogan, ville située à environ 60 kilomètres au sud de Lomé. Ce rassemblement politique est rare dans cette localité. Le but était d’opposer, une nouvelle fois, la Constitution adoptée en 2024. La coalition d’opposition et de la société civile a réussi son pari de mobilisation. Cette manifestation a eu lieu sous l’égide du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC). Les leaders présents étaient Me Dodji Apévon, Eric Dupuy, le professeur Aimé Gogué de l’ADDI et le professeur David Dosseh. Le leader de l’Alliance nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, n’était pas présent mais la couleur orange de son parti restait dominante dans une assistance qui a vécu la journée en climat bon enfant.

  • Togo : Gouvernement répond aux conclusions de la Cedeao sur la Constitution de 2024

    Togo : Gouvernement répond aux conclusions de la Cedeao sur la Constitution de 2024

    Six mois après l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao qui jugeait la réforme constitutionnelle togolaise contraire au droit communautaire, le gouvernement togolais réagit en réfutant les conclusions de la juridiction régionale. Dans une réponse obtenue ce dimanche 26 juillet par l’Agence Savoir News, l’exécutif conteste point par point les conclusions de la juridiction régionale, affirmant que celle-ci « n’a aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne, ni un titre à juger un pouvoir constituant national ».

  • Réaction du parti Santé du Peuple à l’arrêt de la CEDEAO : le gouvernement togolais critiqué

    Réaction du parti Santé du Peuple à l’arrêt de la CEDEAO : le gouvernement togolais critiqué

    Le 28 juillet 2026, le président national du parti Santé du Peuple, Georges William-Kouessan, a réagi à l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, publié le 25 juin 2026, qui avait qualifié d’anticonstitutionnel le changement constitutionnel togolais du 6 mai 2024. Selon William-Kouessan, les arguments avancés par le gouvernement pour défendre cette décision ne sont pas convaincants : la CEDEAO a un contrôle juridictionnel sur l’État membre, y compris dans les questions constitutionnelles ; un débat public dans une seule Assemblée nationale ne constitue pas une consultation suffisante pour des changements constitutionnels ; et parler d’irrecevabilité de certains requérants n’est qu’une recherche désespérée d’éléments convaincants de défense. William-Kouessan demande au gouvernement togolais de revenir à la Constitution de 1992.

  • Franklin Nyamsi se tourne contre Faure Gnassingbé

    Franklin Nyamsi se tourne contre Faure Gnassingbé

    Le Franco-Camerounais Franklin Nyamsi, ancien soutien du régime togolais, a brusquement changé d’attitude envers le président Faure Gnassingbé. Selon les déclarations de Nyamsi, il considère que Gnassingbé perdrait de ses propres turpitudes et qu’il ne serait pas en communion avec son peuple. Les critiques du régime togolais sont récurrentes depuis des années et Nyamsi s’est engagé à soutenir le peuple togolais contre Gnassingbé.

  • Le régime autoritaire de Faure Gnassingbé au Togo : dictature et prisonniers politiques

    Le régime autoritaire de Faure Gnassingbé au Togo : dictature et prisonniers politiques

    Depuis plus d’un demi-siècle, le gouvernement politique du Togo, dirigé par la famille Gnassingbé, est loin d’être une administration ordinaire pour le bien-être des citoyens. Nous avons affaire à un régime autoritaire qui ne semble pas intéressé par l’amélioration du bien-être des Togolais. Les actes du temps du père Éyadéma ou du fils Faure ne peuvent pas justifier le contraire.

    À l’instar d’un dirigeant qui déteste la démocratie et rêve de son maintien éternel au pouvoir, Faure Gnassingbé s’érige en dictateur, recourt à la force brute et considère les opposants comme des ennemis à abattre.

    Dans ce contexte, la fête traditionnelle des Évalas a été l’occasion pour le président de jouir d’une nouvelle manifestation de son pouvoir absolu, entouré de corrompus et dévoyés de toutes ethnies.

    Pourtant, malgré les millions de Togolais qui souffrent de la misère et ont des difficultés à se loger ou à s’alimenter convenablement, Faure Gnassingbé passe inutiles et extravagantes dépenses. Le journal "Liberté" a récemment dénoncé le comportement irresponsable du dictateur togolais.

    En parallèle, plusieurs dizaines de prisonniers politiques ont été enfermés pendant plusieurs années, dont les plus emblématiques sont Kpatcha Gnassingbé, Jean-Paul Omolou et Marguérite Gnakadé. Ces dernières sont traitées de manière inhumaine et accusées sans preuve.

    Dans ce contexte, il est question de savoir si les prisonniers politiques togolais sont livrés à leur sort parce qu’ils ont dénoncé la gouvernance du régime et réclament un changement au sommet de l’État.

  • Togo : Médiation discrète entre Fabre et Adjamagbo pour réconcilier l’opposition

    Togo : Médiation discrète entre Fabre et Adjamagbo pour réconcilier l’opposition

    Selon les informations, deux personnalités influentes de l’opposition togolaise universitaires, Aimé Gogué (Alliance des démocrates pour le développement intégral, ADDI) et Komi Wolou (Pacte socialiste pour le Renouveau, PSR), mènent une médiation discrète depuis plusieurs semaines entre Jean-Pierre Fabre et Kafui Adjamagbo-Johnson, dans l’espoir de refermer un contentieux qui remonte à la présidentielle de 2020. Cette médiation a été forcée de sortir du silence plus tôt que prévu après une fuite d’un enregistrement attribué à Ali Camus, évoquant ces démarches. Dans leur communiqué conjoint, les deux médiateurs ont affirmé avoir déjà eu des séances de discussion avec Fabre et Adjamagbo et que d’autres initiatives sont également en cours en parallèle.

  • Rapprochement croissant de la Russie au Togo : une nouvelle étape dans le rapprochement avec l’Afrique

    Rapprochement croissant de la Russie au Togo : une nouvelle étape dans le rapprochement avec l’Afrique

    Le renforcement progressif de l’influence russe au Togo et plus largement en Afrique est analysé par Eric Topona. La rencontre entre Vladimir Poutine et Faure Gnassingbé à Moscou en novembre 2025 a marqué une nouvelle étape dans ce rapprochement, avec la volonté affichée de renforcer la coopération politique, économique, éducative et sécuritaire. Le 8 décembre 2025, s’ouvrait à Lomé le 9ème Congrès panafricain autour du thème : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales ». Cette rencontre a drainé grand monde, avec l’invitation de Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, à plusieurs activistes de la galaxie panafricaniste. Il faut relever que parmi ceux-ci, certains sont notoirement connus pour leur proximité avec Moscou depuis l’ère Evgueni Prigojine jusqu’aux régimes actuels de l’Alliance des États du Sahel (AES).
    La proximité avec la propagande russe est soulignée. Depuis quelques années, la diplomatie togolaise s’est particulièrement illustrée par sa mobilisation pour la promotion de ce mouvement qui se présente comme un cadre d’impulsion de la « Renaissance africaine ». Cependant, cette orientation de ce discours que ses promoteurs présentent comme la voie vers un renouveau idéologique en Afrique, c’est sa proximité avec la propagande officielle russe qui est mise en avant. Celle-ci vante son anticolonialisme comme contrepoids aux relations séculaires entre l’Afrique et l’Occident, notamment l’Europe, et prétend accompagner les peuples africains dans leur combat pour une « libération effective » de l’Afrique, et leur accession à une « souveraineté véritable ».
    Le volet militaire de cette coopération ne cesse de monter en puissance. Depuis 2025, le Togo a été mis à contribution pour la livraison d’armes à Conakry, malgré les sanctions américaines. Il n’en demeure pas moins que l’intensification de la coopération militaire entre les deux pays suscite des interrogations sur l’avenir de ce rapprochement.

  • Rencontre avec Régis Marzin, l’historien qui écrit l’histoire électorale de l’Afrique, pays par pays

    Rencontre avec Régis Marzin, l’historien qui écrit l’histoire électorale de l’Afrique, pays par pays

    À Sanguéra, banlieue calme du nord-ouest de Lomé, dans la commune Agoè-Nyivé 5, l’entretien a lieu loin de la tumultueuse ville centrale, dans un cadre presque conspirateur pour parler… des élections. C’est là, à bâtons rompus, que Régis Marzin a accepté de revenir sur son parcours et sur son nouveau livre. T-shirt jaune, chevelure blanche, l’ex-ingénieur en systèmes d’information détonne autant par sa décontractée allure que par la rigueur du travail qu’il porte depuis plus de dix ans. Aujourd’hui, journaliste et chercheur indépendant, le Breton s’est donné une mission peu commune : reconstituer, pays par pays et siècle par siècle, l’histoire électorale de tout un continent, de la colonisation jusqu’à nos jours.

    Son nouveau livre, à paraître en septembre aux Editions de la Principauté des Baobabs, s’intitule « Afrique de 1792 à 1945 : 150 ans de tâtonnements électoraux sous influence coloniale ». Un projet ambitieux qu’il présente comme le premier ouvrage chronologique de la maison d’édition, couvrant les élections dans 24 pays du continent. De Libéria à l’Égypte, en passant par l’Algérie, Tunisie, Sénégal, Bénin, Togo, l’Afrique du Sud… « L’idée principale au départ, c’est d’étudier à la fois la colonisation et la décolonisation et ce processus de démocratisation », explique-t-il. Son nouveau chef-d’œuvre met en lumière des différences marquées entre les méthodes britanniques et françaises pour exclure les populations africaines du droit de vote.

    Le Togo n’est pas en reste dans cette fresque historique. Marzin s’attarde sur un épisode qu’il juge « très intéressant » : en 1922, un nouveau gouverneur plus progressiste que ses prédécesseurs entreprend de mettre en place des conseils de notables dans huit villes, de Lomé à Kara. En 1925, une partie de ces conseillers est élue pour la première fois. Des scrutins sans grand impact, reconnaît-il, mais qui marquent malgré tout « un petit début » pour l’histoire électorale du pays.

    Ce nouvel ouvrage s’inscrit dans la continuité d’un précédent titre publié fin 2025 : « Côte d’Ivoire de 1945 à 2025, la démocratie à l’épreuve des urnes », premier volume d’une collection consacrée pays par pays à l’histoire électorale africaine. Marzin y détaille par exemple le rôle méconnu de Félix Houphouët-Boigny, davantage connu pour son rôle dans la Françafrique que pour son influence décisive dans le passage du multipartisme vers le monopartisme ivoirien dès 1958.