Le Maroc a été officiellement déclaré vainqueur de la CAN 2025, trois mois après la finale disputée contre le Sénégal. Le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a annulé la décision du jury disciplinaire précédent et a considéré que le comportement du Sénégal relève des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. Le Maroc remporte ainsi sa deuxième coupe continentale de son histoire, après sa seule victoire en 1976.
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L’avenir agroalimentaire de l’Afrique est dans les mains des jeunes
La transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique dépend de la capacité active des jeunes à façonner ces systèmes, plutôt que d’en rester à l’écart. Partout sur le continent, les jeunes entendent dire que l’agriculture est une opportunité, mais une opportunité sans accès aux marchés, au financement, aux compétences et aux espaces de décision conduit rarement à une véritable transformation. En République centrafricaine, l’agriculture emploie la majorité de la population et contribue largement aux revenus ruraux, alors même qu’une faible part seulement des terres arables est exploitée. Le pays dispose d’un potentiel considérable dans l’élevage et se situe à un carrefour stratégique de marchés régionaux reliant le Cameroun, le Tchad, le Congo et le Soudan. Dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ces réalités géographiques représentent une opportunité à grande échelle. Mais l’ouverture des marchés ne se traduit pas automatiquement par la prospérité des jeunes. Pour que les jeunes agripreneurs puissent bénéficier de la ZLECAf et de l’intégration régionale, ils doivent être prêts à commercer. Cela suppose l’existence de coopératives structurées, le développement de chaînes de valeur, l’accès au financement, des systèmes de production résilients face au climat, ainsi que les compétences techniques nécessaires pour respecter les normes de qualité. Cela exige également un élément moins souvent évoqué mais tout aussi essentiel : l’influence. Lors d’un récent dialogue national sur l’agribusiness des jeunes, organisé à Bangui, un changement s’est opéré. Les discussions ont dépassé la seule question de l’accès aux opportunités pour s’intéresser à l’accès aux systèmes eux-mêmes. De jeunes entrepreneurs ont dialogué directement avec les responsables des plans nationaux de développement, des stratégies agricoles et des cadres continentaux liés à la Déclaration de Kampala du CAADP (2026–2035). La question n’était plus « Quel soutien pouvons-nous obtenir ? », mais « Comment pouvons-nous influencer les politiques publiques, les priorités budgétaires et les structures de marché ? ». Ce passage d’une logique de demande de soutien à une capacité à façonner les systèmes est déterminant. Les données montrent que l’inclusion des jeunes dans les systèmes agroalimentaires progresse lorsque les environnements favorables, l’accès aux services, au financement et aux marchés, ainsi que les mécanismes de résilience, sont alignés. Des outils comme le YAPI permettent de suivre les progrès réalisés dans ces différents domaines. Mesurer la participation des jeunes constitue une base essentielle pour les réformes institutionnelles. Sans données, les engagements restent rhétoriques. Avec des systèmes de suivi, les gouvernements et leurs partenaires peuvent identifier les blocages structurels et prioriser des réformes capables de produire un impact durable.
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ONU : Macky Sall persiste dans ses ambitions internationales malgré l’opposition africaine
Malgré l’absence d’appui officiel de l’Union africaine, Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Bien que le projet d’un soutien continental ait échoué à Addis-Abeba, une majorité relative de pays africains continue de soutenir cette initiative. Cependant, un autre obstacle demeure : la règle non écrite de rotation géographique. En dehors des équilibres africains, Macky Sall compte sur une campagne diplomatique élargie pour compenser l’absence d’unité continentale.
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Togo demande à l’ONU de revoir sa carte mondiale
Le Togo a annoncé son intention de solliciter les États membres des Nations Unies pour adopter une nouvelle carte du monde plus fidèle à la réalité géographique de l’Afrique, en remplacement de la projection de Mercator datant du XVIe siècle. Le ministre des Affaires étrangères togolais a déclaré que cette campagne visait à mettre fin à l’utilisation de la carte de Mercator par les gouvernements et les organisations internationales, notamment en raison de sa distorsion des dimensions géographiques, qui donne au Groenland une apparence aussi vaste que l’Afrique, alors qu’en réalité le continent est environ 14 fois plus grand. La campagne est soutenue par l’Union africaine et les groupes de plaidoyer Africa No Filter et Speak Up Africa.
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La réconciliation entre la CEDEAO et l’AES n’est plus une option sous la pression terroriste
Les attaques simultanées en avril dernier au Mali ont remis brutalement la question sécuritaire sahélienne au cœur de l’agenda ouest-africain. La CEDEAO doit sortir des récriminations contre le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour prendre de la hauteur face à cette crise et assumer une responsabilité historique. Toutes les parties doivent dépasser leurs querelles pour bâtir enfin une réponse collective au terrorisme. Le retour des pays de l’AES dans la CEDEAO ne doit être ni un préalable ni la priorité du moment. Il s’agit plutôt d’une démarche empreinte de prudence africaine qui pourrait consister à adresser d’abord au Burkina Faso et au Niger, exposés directement aux mêmes niveaux de menace, afin de les convaincre de la nécessité d’une collaboration entre tous les pays de la sous-région face au terrorisme. Ensemble, ils doivent pouvoir redéfinir une stratégie commune de lutte contre le terrorisme. La CEDEAO doit également intégrer un rapprochement direct avec la Mauritanie et l’Algérie, pays avec lesquels le Mali a toujours entretenu une étroite collaboration, pour s’assurer de la protection d’ensemble de la zone. Il est important de faire cette démarche avec vigilance face aux appétits néo-impérialistes des grandes puissances qui cherchent à influencer la politique régionale.
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Sénégal : Eclipse d’un gouvernement fragile
Le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko marque la fin d’une expérience gouvernementale instable au Sénégal. L’alliance politique entre Bassirou Diomaye Faye et Sonko était fragile depuis le départ, avec des différences idéologiques et personnelles qui ont miné la cohésion du régime. Le président Diomaye a commis une erreur en négligeant la légitimité populaire de Sonko, dont l’appui est plus important que les structures institutionnelles dans le pays. Malgré son écartement, Sonko reste une force politique importante pour le Sénégal, incarnant la colère des générations sacrifiées du pays et offrant un discours universaliste de souveraineté. Il faudra qu’il se transforme en homme d’État pour remplir sa mission : libérer le Sénégal de ses dépendances extérieures et restaurer sa souveraineté pleine.
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Togo : Essai de Kolani Baba Nazir, « Le Deal » qui pourrait changer la vie des étudiants africains en France
Kolani Baba Nazir est à Lomé pour promouvoir son essai « Le Deal », publié en mars dernier. Dans ce livre, il propose un partenariat entre les pouvoirs publics et les étudiants étrangers, afin de faciliter leur vie en France. Il aborde des thèmes comme les difficultés administratives et financières rencontrées par ces derniers, ainsi que la solitude qu’ils peuvent subir à cause de l’éloignement de leur famille.
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Sénégal : le bicéphale impossible entre Sonko et Faye
Le professeur d’université et écrivain togolais Ayayi Togoata Apédo-Amah a analysé cette semaine, la rupture entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye comme l’échec prévisible d’un pouvoir à deux têtes. Il y voit la victoire des ambitions personnelles sur le projet de transformation politique porté par le PASTEF et s’interroge sur l’avenir du Sénégal.
Le 22 mai 2026, le président Faye a démis son premier ministre Sonko. L’échec était prévisible des deux chefs du PASTEF.
Il ne fallait pas être devin pour prédire cet échec.
Le projet politique alternatif pour libérer le Sénégal de la tutelle impériale, s’est noyé dans les ambitions personnelles des deux egos surdimensionnés. Après la condamnation pénale de Sonko qui était le numéro un du parti, son adjoint Faye a été positionné comme le candidat à l’élection présidentielle.
Après la victoire, les rôles ont été redistribués : Faye, président de la république, et Sonko, premier ministre. Toute l’erreur vient de Sonko, car Faye était obligé de le mettre à la primature au vu du rapport de forces. Sonko aurait dû savoir que deux têtes ne peuvent gouverner un pays.
Le duo Faye-Sonko a posé un geste politique scélérat en limogeant et en envoyant un de leurs ministres devant les tribunaux pour avoir dénoncé les tirailleurs sénégalais (tous les soldats coloniaux d’Afrique noire) comme des traîtres. Cela est une pure vérité. J’ai toujours dénoncé ces militaires qui ont retourné leurs armes contre leurs peuples en lutte pour leur liberté, comme des traîtres. Cela dit que ces deux politiciens ne sont pas encore décolonisés mentalement.
Sonko, s’il avait mis son ambition au service de l’intérêt général, aurait dû renoncer à être premier ministre pour se contenter de contrôler le parti. Son poids se ferait sentir à l’assemblée nationale. Il n’a pas compris qu’on ne peut pas être vizir à la place du vizir. Ce vizir (Faye) ne inspire aucune confiance quant au changement de paradigme politique, heureusement.
La suite du scénario dépendra du respect du programme commun qui les a portés au pouvoir. Dans le cas contraire, ce sera la prison pour Sonko (Wade et Macky Sall ont beaucoup recouru à cette méthode contre leurs anciens premiers ministres.) ou la destruction du parti.
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Opinion : La défaite de l’Afrique du Sud contre le Mexique symbolise une victoire des Africains contre la xénophobie
Le 11 juin 2026, l’équipe d’Afrique du Sud a perdu le match d’ouverture de la Coupe du monde de football face au Mexique. Cette défaite est vue par beaucoup comme une victoire symbolique des Africains contre les chasses à l’homme de migrants africains, commises par des criminels avec la complicité du gouvernement sud-africain. Cela représente un geste politique hautement significatif. La xénophobie envers les migrants noirs africains est devenue une réalité terrifiante l’an dernier, alors que l’ancien président américain Donald Trump restait silencieux. Le gouvernement sud-africain utilise les travailleurs étrangers africains comme boucs émissaires, leur infligeant des lynchages, humiliations et vols impunément. Le sport n’est pas une affaire de patriotisme, mais il peut être utilisé politiquement pour éliminer l’Afrique du Sud au premier tour de cette Coupe du monde. Il faut dire cela.
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Actualité : Afrique en crise d’intellectuels
Le continent africain est confronté à une crise majeure de ses intellectuels. Au lieu d’être un moteur de changement, certains ont choisi la complaisance et le compromis facile avec les pouvoirs en place. L’intellectuel africain doit réapprendre à dire non lorsque cela est nécessaire et se consacrer à la vérité plutôt qu’au confort personnel.
