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  • L’écrivain togolais David Kpelly dénonce la banalisation des atteintes à la Constitution

    L’écrivain togolais David Kpelly dénonce la banalisation des atteintes à la Constitution

    L’auteur togolais David Kpelly utilise une allégorie pour critiquer les attaques quotidiennes contre la Constitution dans le pays, en se basant sur un souvenir d’enfance de son village. Il compare ces actes à des gens qui jettent des cailloux contre un chien appelé "Un Coup KO", dont le propriétaire était supposé le protéger mais l’a finalement blessé, et dont la mort a été banalisée par le village. Kpelly met en garde les citoyens togolais de ne pas déchirer leur passeport et d’empêcher la Constitution du pays, considérée comme sacrée, de subir des atteintes quotidiennes.

  • #Togo: neuvième jour de grève de faim de Madame Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des armées en détention arbitraire depuis septembre 2025

    #Togo: neuvième jour de grève de faim de Madame Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des armées en détention arbitraire depuis septembre 2025

    L’Association des victimes de tortures au Togo (ASVITTO) a publié une déclaration pour souligner la situation critique de Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des Armées. Depuis neuf jours, elle mène une grève de la faim pour réclamer les preuves des accusations portées contre elle. Selon l’ASVITTO, sa détention, commencée en septembre 2025, est arbitraire puisque la justice n’a toujours pas présenté les preuves justifiant son arrestation et son maintien en détention. Les proches de l’ancienne ministre ont rapporté qu’elle refuse catégoriquement de s’alimenter depuis neuf jours, et que sa santé se dégrade considérablement au fil des jours de grève. L’ASVITTO adresse un appel direct au président Faure Gnassingbé pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « formes de tortures morales et psychologiques » et réclame la libération de Marguerite Gnakadé.

  • Congrès ordinaire de l’UFC à Lomé ce matin

    Congrès ordinaire de l’UFC à Lomé ce matin

    L’Union des Forces de Changement (UFC) se réunit aujourd’hui, le 8 août à Lomé, pour son congrès ordinaire après trois ans. Le thème est « De l’Ablodé au développement harmonieux ». Les délégués examinent les actions entreprises depuis 2023, évaluent leur fonctionnement interne et établissent leurs orientations pour les années à venir dans le paysage institutionnel togolais marqué par la Cinquième République. Des résolutions sur la réorganisation du parti et ses perspectives politiques sont prévues à l’issue des travaux.

    Fondée en 1992, l’UFC est l’une des plus anciennes formations politiques du pays dirigée par Gilchrist Olympio. Elle revendique l’héritage de Sylvanus Olympio, premier président indépendant du Togo. Le thème du congrès souligne clairement ce lien historique entre la liberté (Ablodé en éwé) et l’ambition pour le développement économique et la cohésion nationale.

    En dehors du cadre statutaire, ce rendez-vous permet aux dirigeants du parti de définir leur position dans le paysage politique togolais actuel. Les conclusions attendues à la fin de la journée.

  • L’Afrique en retard : où se trouve le Togo?

    L’Afrique en retard : où se trouve le Togo?

    Le monde est en pleine transformation. Innovation, industrialisation, intelligence artificielle, recherche scientifique, transition énergétique, transformation numérique… Tous les continents sont engagés dans une course dont personne ne connaît encore la ligne d’arrivée. L’Afrique reste en retard, mais certains pays tentent de bouger les lignes. Le Togo?

  • Togo : le congrès de l’UFC définit une feuille de route vers la Ve République

    Togo : le congrès de l’UFC définit une feuille de route vers la Ve République

    Le parti politique togolais Union des Forces de Changement (UFC) a tenu son congrès ordinaire le 8 août à Lomé. Le thème du congrès était « De l’Ablodé au développement harmonieux ». Les militants ont dû se pencher sur les bilans et orientations pour la Ve République en cours.
    Le vice-président de l’UFC, Séna Alipui, a rappelé que le parti est né en 1992 autour du combat pour l’Ablodé porté par Sylvanus Olympio dès l’indépendance de 1960. Il a également fait référence à l’accord de paix signé en 2010 entre l’UFC et le parti UNIR, qui a permis au pays de se concentrer sur les questions de développement.
    Le changement vers un régime parlementaire, prévu pour mai 2024, a été abordé. Bien que certains débats internes aient suscité des désaccords, Séna Alipui a défendu la position de l’UFC : le régime parlementaire offre une opportunité d’enraciner le parti politique et renforcer son maillage du territoire.
    Le vice-président a plaidé pour un positionnement de rassemblement autour des institutions issues des dernières élections, tout en réaffirmant le rôle de l’UFC comme « opposition constructive ». Il a souligné que les sept thèmes ayant structuré la dernière campagne du parti (eau, emploi, éducation, électricité, santé, sécurité, salubrité) devraient servir de base pour les travaux à venir. Les défis énormes auxquels le parti reste confrontés ne sont pas passés sous silence.

  • Alarmante situation de la traite des êtres humains au Togo

    Alarmante situation de la traite des êtres humains au Togo

    Le Rapport 2024 du Département d’État américain a classé le Togo comme un pays où le phénomène de la traite des êtres humains augmente, soit « Tier 2 ». Pays d’origine, de transit et de destination des victimes, il incarne les fragilités d’une société où la pauvreté et le manque d’opportunités ouvrent la porte à toutes les formes d’exploitation. En 2023, 183 victimes ont été identifiées, 46 procédures judiciaires engagées et 18 condamnations prononcées.
    Derrière ces chiffres, des vies brisées : enfants privés d’enfance, femmes exploitées, jeunes réduits au travail forcé, à la mendicité ou à des activités dangereuses. La lutte contre cette traite ne peut se limiter à la répression des trafiquants. Elle doit s’attaquer aux racines du mal : réduire la pauvérté, garantir l’accès à l’éducation, créer des opportunités économiques et restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.

  • Togo : Où en est-on avec la décentralisation et le développement des territoires ?

    Togo : Où en est-on avec la décentralisation et le développement des territoires ?

    Depuis 2019, le gouvernement togolais a commencé à mettre en place une politique de décentralisation et de planification territoriale harmonisée. Cette politique est basée sur l’élargissement des compétences du ministère de l’Administration Territoriale, qui inclut désormais la gestion du développement des territoires pour permettre une planification à tous les niveaux (communal et régional). Malgré ces efforts, le développement équilibré et durable est actuellement en retard et les potentialités des différentes régions ne sont pas exploitées. Il faut donc une coordination nationale pour harmoniser et mutualiser les investissements afin de permettre la spécialisation des différentes régions, ainsi que d’attirer les financements sur le fond des Plans de Développement Régionaux. Cela permettrait le développement intégré du territoire sur fond de solidarité nationale, la participation et la précaution pour prévenir les risques liés au changement climatique, l’environnement et la santé publique. Le développement des territoires doit être basé sur 4 piliers fondamentaux : l’agriculture, l’économie, le social et l’environnement. Le principal outil de programmation et de gestion doit être formalisé autour de la Direction Régionale de la Planification.

  • Le Togo se renaît sur un socle original et éthique : le Consensus National Togolais

    Le Togo se renaît sur un socle original et éthique : le Consensus National Togolais

    Il est temps de reconnaître que la lutte stérile qui dure depuis des décennies ne va pas donner gain de cause à aucun camp. Le pays requiert une approche ouverte et efficace, avec un vrai souci de résultats réparateurs et motivants : le Togo Qui Nous Ressemble et Nous Rassemble. La solution au blocage politique et socioéconomique du Togo est le Consensus National Togolais, une démarche courageuse et valorisante de tous les ayants cause du pays. Le processus est inspiré par l’histoire des peuples et incarné par des principes universels indissolubles : amnistie générale, libération des prisonniers d’opinion, établissement des acceptations et décisions effectives du Consensus National Togolais, etc. Le pays se réinvente sans violence, division ni peur, au souffle de l’art du changement et avec l’énergie de la modernité et du compromis.

  • Actualité

    Actualité

    Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a réussi à dribbler le peuple pour conserver son pouvoir après avoir changé de régime. Cependant, sa victoire a créé une équation dont il est maintenant la principale variable. Le pouvoir est sous pression et donne l’image d’un système sous tension. La récente décision de la Cour de justice de la CEDEAO pose des questions sur la stabilité politique du pays, alors que des organisations internationales appellent à des sanctions contre Faure Gnassingbé.

    Le fonctionnement actuel du système montre une autre réalité : combats internes, coups bas, rivalités et compétition pour les positions de pouvoir semblent progressivement reléguer l’efficacité de l’action publique au second plan. Pour éviter la fin du règne, Faure Gnassingbé s’est lui-même placé au cœur de toutes les contradictions et de toutes les crises que son système produit.

    Le changement institutionnel n’a pas supprimé le problème ; il l’a déplacé. Le futur du pouvoir est incertain, car des personnalités commencent elles-mêmes à en questionner le fonctionnement. La solution pour Faure Gnassingbé serait de réconcilier son pouvoir avec le peuple.

  • Surpopulation carcérale et déshumanisation des prisons : l’exemple sénégalais pour le Togo ?

    Surpopulation carcérale et déshumanisation des prisons : l’exemple sénégalais pour le Togo ?

    La prison n’est pas une étape de vie finale. Cependant, en regardant les conditions de détention exécrables en Afrique et au Togo en particulier, les prisons ont devenues des enfers à cause de la surpopulation carcérale suffocante. La situation à la prison civile de Lomé est la plus dramatique. Le 1er mars 2025, ce centre pénitentiaire comptait 2 448 détenus, soit une surpopulation de 368 %, selon le Collectif des Associations de lutte contre l’Impunité au Togo (CACIT). Une prison qui a une capacité d’accueil de 600 pensionnaires, en héberge jusqu’à plus de 2.000. Le bâtiment des femmes est moins surpeuplé, avec un peu plus de 100 personnes pour 80 places d’après les données de mars 2025. Une cellule d’environ 6 mètres sur 4,5 mètres loge jusqu’à 70 détenus. Durant la période de « nuit », qui débute à 17 heures et se termine à 6 heures, les prisonniers se relaient pour dormir : certains allongés, d’autres debout. C’est non pas un lieu correctionnel mais un vrai mouroir. Le taux moyen de surpopulation dans les prisons togolaises est de 222 % selon le (CACIT). Inconcevable pour ce XXIe siècle avancé. La principale raison de cette situation reste la détention préventive excessive avec pour corolaire perte d’emploi, éclatement familial, traumatismes psychologiques et ce, pour une personne qui sera parfois acquittée à la fin de la procédure. On enregistre souvent des décès évitables. Jusqu’à présent, il n’existe aucun mécanisme concret pour faire face efficacement à ce drame qui n’a fait que trop de victimes.