Le gouvernement marocain veut accélérer la modernisation du réseau électrique. Le ministère délégué en charge de l’énergie a lancé un appel d’offres international pour la fourniture et la mise en exploitation de 5200 équipements destinés au système de comptage intelligent de la Compagnie Énergie Électrique du Maroc (CEET). Cette opération s’inscrit dans la poursuite du Programme de Protection des Revenus, financé en partie par un crédit de l’Association internationale de développement (IDA).

Ce que prévoit l’appel d’offres de la CEET Dans le détail, le marché porte sur la fourniture de plusieurs types d’équipements : 1200 modems devant assurer la connexion des compteurs Moyenne Tension à la plateforme de gestion des compteurs intelligents de la CEET, 4000 concentrateurs de données pour les compteurs intelligents Basse Tension, des compteurs d’énergie, câbles et autres accessoires associés. Ces équipements doivent être livrés dans un délai de 240 jours calendaires à compter de la notification du marché approuvé. Cette période sera suivie de 180 jours de services connexes liés aux équipements fournis.

Qu’est-ce que le comptage intelligent ? Désigne l’utilisation de compteurs électroniques capables de communiquer à distance avec le gestionnaire du réseau. Contrairement aux compteurs traditionnels qui nécessitent une lecture physique, les compteurs intelligents transmettent automatiquement les données de consommation.

Pour la CEET, cela représente plusieurs avantages : relevé à distance, détection des fraudes, meilleure gestion de la demande, facturation plus précise, réduction des pertes et des anomalies sur le réseau. Le Programme de Protection des Revenus L’opération s’inscrit dans la poursuite du Programme de Protection des Revenus, financé en partie par un crédit de l’Association internationale de développement (IDA), dans le cadre du Projet de Développement Inclusif à travers l’Accès à l’Électricité (IDEA). Ce programme vise à réduire les pertes commerciales de la CEET, qui représentent un manque à gagner considérable pour l’entreprise publique. Les pertes non techniques, fraudes, branchements illégaux, erreurs de facturation, constituent un défi majeur pour la viabilité financière du secteur électrique marocain.