Les mutilations génitales féminines (MGF), connues sous le nom d’excision, sont interdites au Togo et constituent une atteinte grave aux droits des femmes. Cette pratique consiste en l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, ou en toute autre lésion volontaire de ces organes pour des raisons non médicales, généralement pratiquée sur des jeunes filles au nom de traditions culturelles ou sociales. La bonne nouvelle, c’est que l’excision au Togo recule. Selon les données communiquées par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, la prévalence est passée de 5 % à 3,1 % chez les femmes de 15 à 49 ans.

Chez les femmes de 15 à 49 ans, la prévalence est passée de 5 % à 3,1 %. Chez les filles de 0 à 14 ans, elle a chuté de 1 % à 0,3 %. Une baisse encore plus spectaculaire qui laisse entrevoir la possibilité d’éradiquer cette pratique à terme.

Ces résultats encourageants sont le fruit de plusieurs années d’efforts conjugués : sensibilisation des communautés, application de la loi interdisant l’excision, formation du personnel de santé et mobilisation des leaders traditionnels et religieux.

Les autorités rappellent que ces pratiques peuvent entraîner des complications immédiates ou à long terme. Parmi les conséquences documentées : Douleurs intenses, Infections urinaires, Complications pendant la grossesse et l’accouchement, Séquelles psychologiques durables chez les victimes. L’excision n’a aucun bénéfice médical. Elle constitue une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles, notamment le droit à l’intégrité physique, à la santé et à la dignité.

Pour accélérer l’abandon de ces pratiques, le gouvernement mise sur plusieurs leviers. La sensibilisation des communautés, la formation du personnel de santé, l’accompagnement des victimes, la mobilisation des leaders traditionnels et religieux. Un appel à la responsabilité collective est également lancé aux parents et à la société civile.

Le combat contre l’excision au Togo ne se limite pas à une question de loi. Il implique un changement profond des mentalités et des normes sociales. Chaque famille, chaque communauté, chaque citoyen a un rôle à jouer pour protéger les filles et garantir leurs droits. Les chiffres en baisse montrent que le changement est possible. Mais tant qu’il restera ne serait-ce qu’un seul cas d’excision au Togo, le combat devra se poursuivre. L’objectif affiché est clair : zéro cas. Et les autorités entendent bien y parvenir.