Le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne, a entamé son débat à la suite de l’audience du 8 octobre. Dans un communiqué publié lundi, la juridiction a précisé qu’elle rendrait une décision complète, accompagnée de ses raisons juridiques, un processus qui devrait prendre plusieurs semaines. Le litige a son origine dans la finale disputée le 18 janvier à Rabat, au cours de laquelle le Sénégal avait battu le Maroc (1-0) après prolongation.

La rencontre avait été marquée par une vive contestation d’un penalty accordé aux Marocains dans le temps additionnel. Plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse avant de revenir une quinzaine de minutes plus tard. Le Marocain Brahim Diaz avait finalement manqué sa tentative.

Le 17 mars, saisie par la Fédération royale marocaine de football, la commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) avait déclaré le Sénégal forfait, attribuant au Maroc une victoire sur le score de 3-0. Cette décision s’appuyait sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition, qui sanctionnent notamment le fait de quitter le terrain sans l’autorisation de l’arbitre avant la fin du match. La Fédération sénégalaise de football (FSF) avait ensuite saisi le TAS, dénonçant une décision qu’elle jugeait profondément injuste.

La juridiction sportive est désormais appelée à trancher ce différend inédit, qui porte sur le retrait administratif d’un titre remporté sur le terrain. Sa décision, attendue fin novembre, déterminera l’issue de ce contentieux opposant les deux fédérations et pourrait clore l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire récente du football africain.