Le monument "Sagesse et Héritage" de l’Université de Lomé est un point de débat.
Il mesure 14 mètres de hauteur et pèse 50 tonnes.
Depuis la mi-octobre, il est l’objet de discussions à Lomé.
Le projet est complexe, composé de huit parties : un livre, sept étudiants, un socle, deux gardes, une tête de lion, des murs couverts d’yeux, quatre mains jaillissant du sol et un reposoir à l’arrière.
Le lion, qui concentre les critiques, est perçu comme ressemblant à "un patient chez le dentiste" plutôt qu’à un fauve menaçant.
L’artiste Martin Abalo Kamina justifie son choix en expliquant que le lion incarne la "force dissuasive" du pays.
Il utilise l’emblème national pour justifier sa démarche.
Le mode d’emploi est également source de friction : l’artiste détaille les huit parties du monument, leur signification et leur rôle, ce qui fait réagir certains qui estiment que le monument doit être apprécié sans explication.
Le coût du monument est estimé à 90,1 millions de francs CFA, contre une estimation initiale de 63 millions.
L’Institut Bon Samaritain, fondé par l’artiste, a pris en charge l’intégralité des dépenses.
L’Université de Lomé a apporté un soutien moral.
Le monument pose la question de ce que doit représenter une œuvre installée dans un temple du savoir : un symbole de puissance ou un message d’ouverture.
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