Deux ans après leur agression à Lomé, six journalistes togolais dénoncent le silence de la justice et demandent que les responsables soient identifiés et que les victimes soient informées de l’avancement des procédures.
Le 29 septembre 2024 restera dans la mémoire de plusieurs journalistes togolais comme une journée où l’exercice de leur métier les a exposés à une violence inattendue.

Ils étaient présents pour couvrir une rencontre à laquelle participait le député sénégalais Guy Marius Sagna.

Quelques minutes après le début de la rencontre, la situation s’est brutalement dégradée et les journalistes ont été confrontés aux violences.

Le matériel de journalistes a été arraché, confisqué et jeté dans un puits.

Les journalistes ont entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes pour signaler les violences et les pertes matérielles.

Deux ans plus tard, la question demeure entière : où en sont réellement les enquêtes ?

C’est cela, la justice.

Les journalistes demandent que la vérité soit établie, que les témoignages soient examinés, que les personnes impliquées soient identifiées, que les responsabilités individuelles soient déterminées. Ils demandent que les éventuelles défaillances dans la protection des participants soient examinées et que les victimes soient informées de l’état d’avancement des procédures.

La liberté de la presse ne se résume pas à la possibilité de publier un article. Elle suppose également que les journalistes puissent collecter l’information sans être agressés, menacés ou dépouillés de leurs outils de travail.

La question demeure entière : où en sont réellement les enquêtes ? C’est une question qui concerne tous ceux qui considèrent que la liberté de la presse est un élément essentiel de la vie publique.

Les journalistes continueront à demander que toute la lumière soit faite sur les violences du 29 septembre 2024.