Le Patronat de la presse togolaise (PPT) appelle le gouvernement à agir pour garantir un environnement sûr et libre aux journalistes, après l’agression de six professionnels des médias au siège de la CDPA le 29 septembre 2024. L’organisation réaffirme sa solidarité aux victimes et son engagement à les accompagner pour obtenir justice.
Le PPT dénonce avec la plus grande fermeté qu’après deux ans, aucune interpellation n’a eu lieu et qu’aucune information officielle sur l’avancée des enquêtes annoncées n’a été communiquée. Les victimes, qui ont fait confiance aux institutions en faisant leurs dépositions, sont abandonnées à leur traumatisme.
Le PPT exige donc : 1. L’accélération immédiate des procédures judiciaires, l’interpellation sans délai des auteurs des violences et l’identification de leurs commanditaires.
2. Que toute la lumière soit faite sur l’inaction des forces de l’ordre présentes sur les lieux et restées passives.
Leur non-assistance à personnes en danger, alors que des journalistes étaient agressés sous leurs yeux, constitue une faute grave qui doit faire l’objet d’une enquête administrative et de sanctions conformément à la loi. Le PPT s’interroge avec gravité sur l’indifférence du gouvernement face à cette agression caractérisée de journalistes dans l’exercice de leur fonction.
Cette indifférence fragilise la liberté de la presse et le droit du public à l’information. Le PPT appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités et à garantir enfin un environnement sain, sécurisé et libre pour l’exercice du métier de journaliste au Togo.
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