Un centre de maintenance aéronautique de 100 millions $ (environ 57 milliards FCFA au taux actuel) pourrait voir le jour à Lomé dans les années à venir. La compagnie aérienne ASKY Airlines, basée à Lomé, et Ethiopian Airlines préparent en effet une coentreprise destinée à développer des capacités de maintenance, réparation et révision d’avions, avec une vocation régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ethiopian Airlines et ASKY veulent faire de Lomé un nouveau hub de maintenance aéronautique en Afrique. Les deux partenaires préparent la création d’une société MRO indépendante au Togo, avec un investissement estimé à 100 M$.

Le projet, annoncé par plusieurs sources, dont Agence Ecofin, s’inscrit dans la stratégie d’expansion d’ASKY, alors que sa flotte atteint désormais 17 appareils. La première phase doit comprendre deux hangars destinés aux avions monocouloirs, ainsi qu’une activité de réparation de composants. Une extension vers les gros-porteurs est envisagée par la suite, en lien avec les ambitions long-courriers d’ASKY. Cette infrastructure compléterait les capacités techniques déjà développées par ASKY à Lomé et les activités de maintenance lourde assurées par Ethiopian Airlines à Addis-Abeba. Le centre viserait aussi des compagnies tierces de la région. Une telle initiative devrait ouvrir des opportunités dans un marché ouest-africain où les capacités MRO (Maintenance, Repair and Overhaul, NDLR/ maintenance, réparation et revision) restent limitées. Une étude de faisabilité menée pour le projet a confirmé le besoin d’un pôle technique régional, selon Ethiopian Airlines. Les premiers appels d’offres sont attendus en 2027.

Le calendrier intervient alors que ASKY accélère la modernisation de sa flotte. En juillet 2026, deux Boeing 737 MAX 8 avaient rejoint la compagnie, portant sa flotte à 17 appareils, dont huit MAX. Le transporteur dessert actuellement 30 destinations dans 28 pays africains. Depuis Lomé, ce projet s’inscrit aussi dans une chaîne d’investissements autour de l’activité aérienne. L’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) a accueilli environ 1,5 million de passagers en 2024 et vise 2 millions à moyen terme.