Le gouvernement togolais a augmenté, le 11 septembre, les prix des produits pétroliers à la pompe, trois mois après la précédente hausse et une semaine avant la rentrée scolaire. Cette décision a été fortement critiquée par l’Alliance nationale pour le changement (ANC), qui a qualifié la mesure de socialement insoutenable et inacceptable.
Selon la nouvelle grille, le litre de super sans plomb coûte désormais 817 FCFA, le gazoil 766 FCFA, le pétrole lampant 1 056 FCFA et le mélange à deux temps 896 FCFA. Les hausses des 27 mai et 11 septembre atteignent 20 % pour le super sans plomb, 10 % pour le gazoil, 17 % pour le mélange à deux temps et jusqu’à 62,5 % pour le pétrole lampant.
L’ANC estime que cette flambée arrive à un moment particulièrement difficile pour les familles togolaises, déjà confrontées aux coûts élevés de la rentrée scolaire. Le parti exige la publication complète et détaillée des justificatifs de cette nouvelle augmentation, citant notamment les cours internationaux du pétrole, le coût réel d’approvisionnement, la fiscalité applicable et les marges des différents intervenants dans la chaîne de distribution.
Trois revendications structurent le communiqué : le retrait pur et simple de la nouvelle grille tarifaire et la publication de la structure des prix à la pompe ; l’adoption de mesures d’urgence pour protéger les populations vulnérables ; et l’ouverture d’un débat national sur la vie chère, la fiscalité et les choix économiques du pays. Le texte ne se limite toutefois pas à la question du pouvoir d’achat.
L’ANC y réitère son exigence d’une réponse institutionnelle aux conclusions de l’arrêt rendu par la Cour de justice de la CEDEAO sur la réforme constitutionnelle de 2024, et met en garde contre toute instrumentalisation de la crise sociale.
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