Togo : Madi Djabakate répond aux critiques sur l’interprétation de l’arrêt de la CEDEAO

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Le politologue Mohamed Madi Djabakate, président honoraire du Centre pour la Gouvernance Démocratique et la Prévention des Crises, a répondu aux critiques sur la portée de la décision de la Cour de justice de la CEDEAO concernant la réforme constitutionnelle togolaise de 2024, lors d’une conférence publique organisée vendredi à Lomé par le Cadre National de Concertation pour le Changement (CNCC).

Pour Madi Djabakate, le Togo a été condamné pour violation de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG). Il a souligné que l’absence de sanctions directement prononcées par la Cour ne remet pas en cause la clarté du texte.

Il a également situé cette décision dans une chronologie précise : depuis le 29 janvier 2026, il y a eu un changement anticonstitutionnel de gouvernement au Togo, et il est nécessaire de rétablir l’ordre constitutionnel, ce qui suppose de créer une transition. Une transition qui, selon lui, ne saurait inclure les acteurs du changement constitutionnel.

Interrogé sur les critiques accusant l’opposition de récupération politique, Madi Djabakate a renvoyé ses contradicteurs à la lecture du texte lui-même. Il a également mis en garde contre toute tentative de l’État togolais de s’approprier le calendrier de mise en œuvre.

Il termine par un appel à la responsabilité collective : les citoyens et les citoyennes doivent se mobiliser et demander que la décision soit effective.

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