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  • Sénégal : le bicéphale impossible entre Sonko et Faye

    Sénégal : le bicéphale impossible entre Sonko et Faye

    Le professeur d’université et écrivain togolais Ayayi Togoata Apédo-Amah a analysé cette semaine, la rupture entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye comme l’échec prévisible d’un pouvoir à deux têtes. Il y voit la victoire des ambitions personnelles sur le projet de transformation politique porté par le PASTEF et s’interroge sur l’avenir du Sénégal.

    Le 22 mai 2026, le président Faye a démis son premier ministre Sonko. L’échec était prévisible des deux chefs du PASTEF.

    Il ne fallait pas être devin pour prédire cet échec.

    Le projet politique alternatif pour libérer le Sénégal de la tutelle impériale, s’est noyé dans les ambitions personnelles des deux egos surdimensionnés. Après la condamnation pénale de Sonko qui était le numéro un du parti, son adjoint Faye a été positionné comme le candidat à l’élection présidentielle.

    Après la victoire, les rôles ont été redistribués : Faye, président de la république, et Sonko, premier ministre. Toute l’erreur vient de Sonko, car Faye était obligé de le mettre à la primature au vu du rapport de forces. Sonko aurait dû savoir que deux têtes ne peuvent gouverner un pays.

    Le duo Faye-Sonko a posé un geste politique scélérat en limogeant et en envoyant un de leurs ministres devant les tribunaux pour avoir dénoncé les tirailleurs sénégalais (tous les soldats coloniaux d’Afrique noire) comme des traîtres. Cela est une pure vérité. J’ai toujours dénoncé ces militaires qui ont retourné leurs armes contre leurs peuples en lutte pour leur liberté, comme des traîtres. Cela dit que ces deux politiciens ne sont pas encore décolonisés mentalement.

    Sonko, s’il avait mis son ambition au service de l’intérêt général, aurait dû renoncer à être premier ministre pour se contenter de contrôler le parti. Son poids se ferait sentir à l’assemblée nationale. Il n’a pas compris qu’on ne peut pas être vizir à la place du vizir. Ce vizir (Faye) ne inspire aucune confiance quant au changement de paradigme politique, heureusement.

    La suite du scénario dépendra du respect du programme commun qui les a portés au pouvoir. Dans le cas contraire, ce sera la prison pour Sonko (Wade et Macky Sall ont beaucoup recouru à cette méthode contre leurs anciens premiers ministres.) ou la destruction du parti.

  • Opinion : La défaite de l’Afrique du Sud contre le Mexique symbolise une victoire des Africains contre la xénophobie

    Opinion : La défaite de l’Afrique du Sud contre le Mexique symbolise une victoire des Africains contre la xénophobie

    Le 11 juin 2026, l’équipe d’Afrique du Sud a perdu le match d’ouverture de la Coupe du monde de football face au Mexique. Cette défaite est vue par beaucoup comme une victoire symbolique des Africains contre les chasses à l’homme de migrants africains, commises par des criminels avec la complicité du gouvernement sud-africain. Cela représente un geste politique hautement significatif. La xénophobie envers les migrants noirs africains est devenue une réalité terrifiante l’an dernier, alors que l’ancien président américain Donald Trump restait silencieux. Le gouvernement sud-africain utilise les travailleurs étrangers africains comme boucs émissaires, leur infligeant des lynchages, humiliations et vols impunément. Le sport n’est pas une affaire de patriotisme, mais il peut être utilisé politiquement pour éliminer l’Afrique du Sud au premier tour de cette Coupe du monde. Il faut dire cela.

  • Actualité : Afrique en crise d’intellectuels

    Actualité : Afrique en crise d’intellectuels

    Le continent africain est confronté à une crise majeure de ses intellectuels. Au lieu d’être un moteur de changement, certains ont choisi la complaisance et le compromis facile avec les pouvoirs en place. L’intellectuel africain doit réapprendre à dire non lorsque cela est nécessaire et se consacrer à la vérité plutôt qu’au confort personnel.

  • Conférence de l’APA à Lomé : l’Afrique veut anticiper plutôt que subir la crise du Moyen-Orient

    Conférence de l’APA à Lomé : l’Afrique veut anticiper plutôt que subir la crise du Moyen-Orient

    Le Togo a accueilli le 3 juillet 2026 une conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA) à Lomé, sous le thème : « L’Afrique face à la crise du Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques ». Cette rencontre était présidée par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil. Les participants discutèrent de la nécessité d’anticiper les crises plutôt que de les subir, avec un accent particulier sur la crise au Moyen-Orient et ses répercussions sur l’Afrique. Le Président sierra-léonais Julius Maada Bio a souligné que seule l’Afrique peut définir son avenir, et a exhorté les pays à renforcer leur coopération pour mieux faire face aux crises internationales.

  • Le tourisme présidentiel des chefs d’État africains en Europe est un sabotage de leurs politiques touristiques

    Le tourisme présidentiel des chefs d’État africains en Europe est un sabotage de leurs politiques touristiques

    En été, les médias rapportent la présence de plusieurs chefs d’État africains en Europe pour y passer leur congé. Certes, le repos est normal après des périodes intensives de travail, mais la plupart de ces présidents ne cherchent pas à valoriser le tourisme dans leur propre pays ou ailleurs en Afrique. Il y a lieu de se demander si tous les dirigeants sont dignes de vacances alors que certains ont un état de gouvernance désastreux ? Il s’agit d’une aliénation mentale et de décolonisation mentale à l’œuvre. Les francophones se dirigent vers la France, les anglophones en Grande-Bretagne et les lusophones au Portugal. On peut s’interroger : quels intérêts ont-ils dans leurs anciennes colonies pour négliger les pays africains comme destination de villégiature ? Il y a une incohérence à ce que les dirigeants africains vont en vacances en Afrique ou dans leur propre pays alors qu’ils présentent leur pays comme un paradis touristique sur les affiches publicitaires. Il est également curieux de constater que de nombreux leaders politiques des oppositions africaines connaissent que l’Europe et les États-Unis pour les vacances, la santé et l’éducation de leurs enfants, comme les chefs d’État qu’ils prétendent combattre.

  • Nathaniel Olympio : le changement viendra par l’expression populaire

    Nathaniel Olympio : le changement viendra par l’expression populaire

    Selon Nathaniel Olympio, leader du mouvement ‘Touche pas à ma Constitution’, la manifestation de rue restera l’outil central pour contester le pouvoir togolais. Il a déclaré : « Le changement ne viendra que par l’expression populaire. C’est le droit que nous donne la Constitution de manifester, et c’est à ça que nous travaillons ». Conscient des désillusions passées, Nathaniel Olympio insiste sur l’urgence d’une transition politique pour sortir de l’impasse actuelle : « C’est la transition qui permet de remettre tout à plat, de permettre aux Togolais de se retrouver autour d’une table pour des assises nationales avec toutes les forces vives pour réfléchir sur la suite ».

  • Togo : le pouvoir du pouvoir qui se relance sans limites

    Togo : le pouvoir du pouvoir qui se relance sans limites

    Le Togo a récemment mis à jour sa Constitution en 2024, sans avoir respecté les normes constitutionnelles, selon une décision de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le nouveau régime met fin à la présidence élective au suffrage universel et instaure un « Président du Conseil des ministres » qui concentre le pouvoir exécutif sans limite, ce qui a été qualifié de changement inconstitutionnel de gouvernement. Les opposants ont déposé plainte mais l’État togolais n’a pas présenté de défense, ce qui a conduit à un jugement par défaut.

  • Togo : ADDI se détache du Cadre permanent de concertation

    Togo : ADDI se détache du Cadre permanent de concertation

    L’Alliance des démocrates pour un développement intégral (ADDI) a suspendu sa participation aux travaux du Cadre permanent de concertation (CPC). Le président de l’ADDI, Aimé Gogué, a exprimé des réserves sur la composition de l’instance, estimant que la représentativité du CPC est compromise par la présence de personnalités et de partis proches du pouvoir. Il s’est également opposé au maintien de Mohamed Tchassona Traoré à la tête du cadre et à l’absence d’application des recommandations, notamment celles relatives à la recomposition de la Céni.

  • Togo : Mission 300 – L’électricité avant les maisons !

    Togo : Mission 300 – L’électricité avant les maisons !

    Le gouvernement togolais a réaffirmé son plein engagement dans l’initiative Mission 300. Le but est de produire assez d’électricité pour allumer une seule ampoule à diode électroluminescente par habitant, d’ici 2030. Cependant, les chiffres et les dates sont absent dans l’inventaire des solutions déployées pour ce projet.

  • Togo : la présence de forces étrangères sur le territoire : l’opposition exige des explications

    Togo : la présence de forces étrangères sur le territoire : l’opposition exige des explications

    La présence de troupes militaires étrangères au Togo suscite beaucoup d’interrogations et préoccupe considérablement l’opposition. Depuis la crise sécuritaire en 2021, les autorités togolaises ont pris des mesures avec le soutien de pays tiers, notamment la Turquie et la Russie. Les forces turques, la société militaire privée SADAT du même pays et des forces spéciales de l’Africa Corp sont présentes au Togo, mais les gouvernements d’Ankara et Moscou ne communiquent pas sur leurs missions et effectifs. L’opposition demande des explications immédiates et un débat public sur la présence de forces étrangères.