[1] La députée Adjamagbo-Johnson a abstenu lors du vote autorisant la ratification de la Convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed), soulevant des questions sensibles sur la cohérence de l’action des autorités togolaises.
[2] Cette convention vise à renforcer le règlement pacifique des différends internationaux par la médiation.
[3] Encore dans un contexte marqué par les divergences sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, Adjamagbo-Johnson a dénoncé le décalage entre les efforts de médiation du Togo à l’étranger et la gestion des tensions nationales.
[4] Elle a évoqué notamment les emprisonnements liés à l’expression d’opinions et la question de l’exécution de l’arrêt de la CEDEAO.
[5] Les réactions à ces propos ont révélé une préoccupation pour l’image extérieure du pays.
[6] Le gouvernement a répondu en insistant sur la reconnaissance internationale de Faure Gnassingbé, les cadres de dialogue existants au Togo, la responsabilité de l’opposition et la disponibilité de Faure Gnassingbé à régler un différend.
[7] Le dialogue ne saurait se substituer au droit.
[8] Cependant, le gouvernement semble vouloir transformer le débat parlementaire en une invitation implicite adressée aux patriotes togolais à participer à un énième dialogue politique, au risque de reproduire les impasses des précédentes expériences.
[9] Présenter le dialogue comme la réponse principale à une revendication fondée sur une décision de justice revient à transformer une obligation juridique en une simple concession politique à négocier.
[10] Les patriotes togolais doivent absolument garder à l’esprit les dispositions des articles 24 et suivants de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), invoquées dans le mémorandum signé par les requérants.
[11] La mobilisation citoyenne constitue le seul et unique moyen de maintenir la pression en faveur de l’application des engagements et des principes juridiques invoqués.
[12] Elle commencerait le 20 novembre 2026 et, selon ses organisateurs, se poursuivrait jusqu’à la mise en place d’une transition politique excluant les auteurs présumés du coup d’État institutionnel dénoncé.
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