Depuis que le prix de l’essence a augmenté de 775 à 817 francs, la tension artérielle des Togolais a augmenté en moyenne à 25. Cette hausse ne s’arrête pas à l’hypertension mais s’étend à la santé mentale. De nombreux citoyens ne sont plus normaux et disent à la place de « bonjour »

« On va faire comment ? Arrivé à la station d’essence, tu salues en disant « On va faire comment » Et le pompiste te répond « On va faire comment ?

Si tu plongez la main dans ta poche, tu sortirais un billet de 1000 francs, le pompiste appuierait un seconde sur son pistolet et c’est fini, tu serais déjà mort. Si tu pleures à la station, tu ne pleures pas sur la route car il y a risque d’incendie. Et quand tu pleures sur la route, il faut réserver des larmes pour la maison aussi.

Oui, ton problème ne s’arrête pas à la station. Quand le carburant a monté en haut, les marchandises dont tu as besoin ont suivi immédiatement. Tout ça, il faut aller les chercher en haut, ils ne sont plus en bas.

Donc tu pleures à la station, tu pleures au marché et tu reviens pleurer à la maison pour terminer la journée, assis sur ta chaise comme si quelqu’un était décédé. Tu réfléchis et tu te rappelles qu’il y a longtemps dans une émission sur la TVT, le ministre avait recommandé de marcher et de pédaler souvent le vélo. Maintenant tu comprends pourquoi il avait dit ça.

Mais pour le vélo, il faut oublier en même temps. Vu l’état de nos routes tu vas faire trop d’argent à la vendeuse de paracétamol et gnagan pobôl. Et puis façon dont les tricycles roulent dans ce pays, tu risques d’aller encombrer le paradis.

Heureusement, ce n’est pas tout qui monte. Oui, les salaires eux, ils restent tranquillement à leur place. Ils restent là où ils sont pendant que les prix montent.

Source : sikaajournal