[1] Le prix du super sans plomb a augmenté de 92 francs CFA depuis le 10 septembre dernier, dans un contexte où le coût de la vie pèse déjà lourdement sur les ménages togolais. Cette nouvelle hausse, la deuxième en moins de quatre mois, suscite peu de réactions dans la rue.
[2] Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, il « bavarde dans la colère ». [3] Pourquoi le Togolais est si prompt aujourd’hui à réagir sur les réseaux sociaux, mais se cache quand il s’agit de se mettre en mouvement pour sauver son quotidien ?
[4] En mai 2026, la hausse des prix du carburant enflamme les réseaux sociaux, mais pas les rues de la capitale togolaise. [5] La veille, le gouvernement avait procédé à une augmentation des prix des produits pétroliers.
[6] Le super sans plomb était passé de 680 à 817 francs CFA le litre et le gasoil de 695 à 766 francs, soit une hausse d’environ 20 % pour le super sans plomb et 10 % pour le gasoil. [7] Face à cette flambée des prix, qui pèse davantage sur un pouvoir d’achat déjà érodé, les réactions restent, contrairement à celles de 2017, limitées.
[8] Les principales émanent des partis politiques de l’opposition, par voie de communiqués. [9] Si le contexte économique, politique et social de 2017 n’est plus exactement le même qu’aujourd’hui, une question demeure : comment expliquer l’absence de contestation dans la rue après une hausse, sur certains produits, plus importante que celle de février 2017 ?
[10] Interrogé sur le silence de la Ligue des consommateurs togolais (LCT) face à cette nouvelle augmentation, Emmanuel Sogadji estime que les syndicats des transporteurs ont « pris en otage » Le secteur pétrolier.
[11] Le président de la LCT dénonce ce qu’il considère comme une forme de complicité des syndicats des transporteurs qui, selon lui, entérinent les décisions du gouvernement et se transforment progressivement en simples relais de sensibilisation des décisions publiques, au détriment de la défense des intérêts de leurs membres. [12] Du côté des transporteurs, un membre de la commission ayant participé à la tournée de sensibilisation, qui a requis l’anonymat, rejette cette lecture.
Il affirme que les syndicats n’ont pas été associés aux discussions sur les prix. ‘
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