[1] Le ministère des Finances a approuvé un manuel de conception du budget vert, qui deviendra une règle permanente.

[2] Ce document fixe la méthode de marquage des dépenses, permettant de classer les recettes et les dépenses de l’État selon leur impact sur le climat et l’environnement.

[3] L’objectif est d’orienter l’argent public vers les actions favorables à la planète.

[4] Le Togo adopte ce budget vert car il paie déjà le prix du dérèglement climatique, qui affecte l’agriculture, l’énergie, l’accès à l’eau et les revenus des ménages.

[5] Ce budget vert permet de mesurer les efforts avec des chiffres plutôt qu’avec des promesses et de gagner en crédibilité vis-à-vis des partenaires internationaux.

[6] Le manuel est obligatoire pour toute l’administration publique, aux collectivités territoriales et aux établissements publics.

[7] Pour les entreprises, notamment celles du secteur de l’énergie, de l’agriculture ou du BTP, c’est un signal : les priorités publiques et les financements se déplacent progressivement vers les projets à faible impact environnemental.

[8] Le budget vert n’augmente pas les impôts : c’est une façon de classer et d’orienter les dépenses existantes selon leur effet sur l’environnement.

[9] Pour le citoyen, le budget vert est un outil de transparence : il permet de savoir quelle part de l’argent public sert réellement à protéger l’environnement et à préparer le pays aux chocs climatiques.